Comment devenir médecin
Le cursus des études médicales  
alt
     
alt


Organisation générale

Actuellement, les études médicales sont composées de trois cycles qui portent les études de 9 à 11 années suivant la filière choisie. Deux concours ponctuent le cursus : celui de fin de première année qui sert à la sélection, celui de fin de deuxième cycle qui oriente les étudiants vers leur filière professionnelle. De nombreuses réformes sont en préparation qui risquent dans l’avenir de bouleverser cette organisation, en particulier la réforme licence – mastère – doctorat qui tend à uniformiser les études universitaires dans l’espace européen.

La première année, le concours et le numerus clausus, le premier cycle

La première année

État actuel de la première année

En France, il n’y a en principe pas de sélection à l’entrée des universités. Chaque bachelier, quelle que soit sa série, peut donc s’inscrire en première année de faculté de médecine (PCEM 1). En fait cette première année est aussi ouverte aux futurs étudiants en odontologie et, depuis deux années, aux futures sages-femmes. Un certain nombre de Facultés y ajoute la préparation aux concours d’écoles de kinésithérapie et d’ergothérapie.

Le programme de cette première année comporte obligatoirement des sciences humaines et sociales, de la biochimie, de la biophysique, des biostatistiques. L’anatomie, l’histologie, la biologie cellulaire, la physiologie peuvent intervenir dés cette première année, qui dans la grande majorité des cas est animée par des enseignants médecins ; certaines Facultés confient cependant une bonne partie de leur enseignement au secteur scientifique. Les orientations thématiques de cette première année ont été précisées dans l’arrêté du 19 octobre 1993, dont le domaine s’étend aussi à PCEM2 et DCEM1.

Cette première année est terminée par un concours de sélection qui interclasse les trois filières « officielles » des médecins, chirurgiens dentistes et sages-femmes. Le chiffre des admis en deuxième année est fixé chaque année par les ministères de tutelle de l’Education et de la Santé : c’est le numerus clausus. On connaît d’abord le chiffre global pour la France, puis ce chiffre est ensuite décliné Faculté par Faculté. En tant que numerus clausus, il intervient comme moyen de régulation démographique de la profession médicale. Après les chiffres trop élevés des années 70 (60 000 médecins ont été formés en huit ans !), le numerus s’est étranglé et ne commence à se desserrer que depuis quatre ans, car les prévisions démographiques laissent prévoir une pénurie de nombreux métiers médicaux à l’horizon 2010. En 2003, le chiffre du numerus clausus national est de 5100 pour l’ensemble des Facultés françaises.

Le grand nombre des candidats en première année, l’attrait préférentiel des étudiants pour la médecine par rapport aux autres filières rendent le concours très sélectif avec des réussites de l’ordre de 1/6 à 1/10 des candidats et des notes d’environ 13 de moyenne pour les derniers admis. La quasi-totalité des étudiants qui réussissent vient des sections S du baccalauréat ; la réussite est corrélée statistiquement avec les mentions du bac.

La réforme envisagée de la première année

Une commission de réflexion a été mise en place pour la première année ; cette réforme a pour but d’offrir une culture de santé commune à une grande partie des filières professionnelles de la santé (pharmaciens, infirmières…). Le programme serait donc fait de matières communes et de matières optionnelles, avec des concours différents pour chacune des professions envisagées.

La deuxième année ou P.C.E.M.2

Après leur réussite au concours, les étudiants sont admis en PCEM2, la deuxième année. Ils commencent par un stage hospitalier de quatre semaines, qui est en fait un stage infirmier placé sous la responsabilité d’un chef de service mais en fait sous l’autorité pédagogique d’un cadre infirmier. Le reste du PCEM2 comporte un programme complémentaire des matières dites fondamentales, avec des travaux pratiques et des enseignements dirigés plus nombreux qu’en première année où la masse des étudiants n’est pas favorable aux pédagogies actives. C’est dans cette année d’études que l’on commence généralement l’enseignement de l’anglais médical.

Le deuxième cycle

Il est constitué de quatre années de DCEM1 à DCEM4. En fait, il faut séparer deux parties : la première année de ce cycle, DCEM1, est une année de transition qui reste très théorique, avec un enseignement bioclinique et des stages hospitaliers où l’étudiant est un simple observateur.

Les trois autres années viennent d’être réformées (arrêté du 4 mars 1997): elles sont la base essentielle de l’apprentissage clinique. Pour faciliter l’approche globale de la personne humaine, donc éviter de la considérer en somme d’organes, onze modules « transversaux » ont été créés qui reprennent les grandes étapes de l’existence humaine ou la relation médecin-malade.

Module 1 : Apprentissage de l’exercice médical

Module 2 : De la conception à la naissance

Module 3 : Maturation et vulnérabilité

Module 4 : Handicap, incapacité, dépendance

Module 5 : Vieillissement

Module 6 : Douleur, soins palliatifs, accompagnement

Module 7 : Santé et environnement, maladies transmissibles

Module 8 :  Immuno-pathologie, maladies inflammatoires

Module 9 :  Athérosclérose, hypertension, thrombose

Module 10 : Cancérologie, onco-hématologie

Module 11 : Synthèse clinique et thérapeutique, de la plainte du patient à la décision thérapeutique, urgences

À ces cours théoriques sont ajoutés des stages hospitaliers de deux à quatre mois, avec des passages obligés dans certains secteurs (urgences, pédiatrie…). Ces stages, légèrement rémunérés, confèrent à celui qui est devenu « étudiant hospitalier » (l’ancien externe…) ses premières responsabilités dans une équipe médicale et sa première approche réelle des patients ; le statut de l’étudiant hospitalier figure dans le décret n°70-931 du 8 octobre 1970, adapté par plusieurs arrêtés. Par ailleurs, trente gardes sont obligatoires durant cette période.

Des examens terminent chacune des années, et l’évaluation des stages compte dans ces contrôles terminaux. L’examen de D.C.E.M.4, correspondant au module 11, est appelé certificat de synthèse clinique et thérapeutique. C’est un examen généralement pratique.

Un dispositif permet à un faible nombre de candidats (vingt pour toute la France) de rejoindre les études directement en troisième année (arrêté du 26 mars 1993), Cette possibilité est offerte à des chirurgiens dentistes thésés, à des pharmaciens, des élèves de grandes écoles (Normale supérieure, polytechnique, Centrale, etc…) ; cette entrée parallèle est très positive, elle pourrait être généralisée à chacun de nos établissements.

Le concours d’internat ou examen classant

À la fin de DCEM4, les étudiants doivent affronter un concours national : l’internat. Jusqu’à 2003, ce concours est double un concours Nord et un concours sud, ce qui donne deux chances aux candidats, qui ont la possibilité de le repasser l’année suivante pour améliorer leur performance. L’internat sélectionne actuellement les futurs spécialistes à l’exception des futurs médecins généralistes. Cette situation qui classe les médecins français en deux catégories, ceux qui ont ou n’ont pas l’internat, empêchait toute évolution positive des études de médecin généraliste. En 2004, cette anomalie sera corrigée et le concours sera ouvert à tous devenant examen classant national.

Le troisième cycle

C’est le véritable cadre de la formation professionnelle : le jeune médecin se trouve en 2003, soit dans le troisième cycle de médecine générale, soit dans celui de spécialité.

Troisième cycle de médecine générale  : ce cycle dure trois ans, il est organisé sous forme de six stages de six mois, auxquels s’ajoutent des enseignements théoriques. Parmi les stages de six mois, quatre sont obligatoires dans des hôpitaux dans des services agréés pour la médecine générale. Parmi ces stages, l’un doit être orienté vers la gynécologie obstétrique et la pédiatrie, un autre vers les urgences ; il doit y avoir aussi un passage dans des secteurs tournés vers la psychiatrie. En dehors de ces stages hospitaliers, un stage doit se faire obligatoirement dans un cabinet privé sous la responsabilité d’un maître de stages. Le « sixième stage » est lui aussi essentiellement destiné au secteur ambulatoire, il dépend du projet final professionnel du futur médecin généraliste.

Troisième cycle de spécialité  :

Les D.E.S. : l’interne est amené à choisir un Diplôme d’Etudes de Spécialités (DES qui a remplacé l’ancien CES) à partir de 1984 et cela en fonction de son niveau de réussite au concours d’internat Les DES sont au nombre de 36. Ils durent quatre année pour la plupart des disciplines, voire cinq années pour les disciplines chirurgicales, la médecine interne, la radiologie.

Les D.E.S.C. les diplômes d'Etudes de Spécialités Complémentaires, d'une durée de deux ans complètent les D.E.S. en apportant une compétence complémentaire. Il y en a deux catégories, ceux de groupe 1 (20 en 2003), qui ne donnent pas droit à exercice, et ceux du goupe 2 (9, à l'heure actuelle) dont l'usage est admis dans l'installation. Ces D.E.S.C. ont été mis également en place par l'arrêté du 4 mai 1988, plusieurs fois modifié jusqu'à celui du 20 juin 2002

Stages de troisième cycle :

Ces stages doivent être à la fois être valables d’un point de vue pédagogique, et en adéquation avec les besoins locaux en jeunes médecins.

La commission d’agrément : présidée par le doyen, elle comporte des représentants des enseignants, des hôpitaux, des étudiants et de la DRASS. Elle analyse le caractère pédagogique des stages en fonction des objectifs des enseignants concernés.

La commission d’adéquation : présidée par la DRASS, elle répartit les étudiants dans les stages agréés de son territoire en fonction des besoins des hôpitaux.

La thèse de médecine :

Elle est obligatoire pendant le troisième cycle et nécessaire pour l’installation ainsi que pour devenir médecin hospitalier. C’est un mémoire d’inégale valeur choisi de préférence dans le domaine de l’impétrant. La soumission de cette thèse à un jury, et la satisfaction à l’ensemble des exigences du troisième cycle permet à l’étudiant de porter le titre de docteur en médecine avec la mention médecine générale ou spécialités

 

demande de crédit

Votre avis nous interesse :

reprendre un cabinet